Affaire de mode, d’appréciation personnelle ou culturelle la corpulence des personnes est surtout une affaire de santé.
Qu’est ce que l’obésité
L'obésité est un excès de tissu adipeux qui se traduit habituellement par un poids élevé.
Les femmes sont aujourd’hui les plus touchées, avec un tour de taille qui ne cesse d’augmenter, notamment chez les plus jeunes. Les filles d’aujourd’hui sont en moyenne plus grosses que leurs mères.
En France, l'obésité est un problème de santé publique. Selon les enquêtes récentes elle atteint 6 à 7 % des hommes et 8 à 9 % des femmes à l'âge adulte. Particulièrement élevée dans les régions du Nord et de l'Est, elle varie avec l'âge et la catégorie socioprofessionnelle.
L’IMC (indice de masse corporelle) est une méthode fiable qui permet aux adultes de 20 à 65 ans de calculer dans quelle fourchette de la population ils se situent et d’évaluer ainsi les risques pour leur santé. Attention ce barème ne doit pas être utilisé pour les femmes enceintes ou qui allaitent, les athlètes ou les personnes très musclées.
L'indice de masse corporelle est calculé en divisant le poids (en kilogrammes) par le carré de la taille (en mètres).
A partir de cet indice, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) établie la classification des différentes formes d’obésités :
IMC moins de 16,5 = dénutrition
IMC entre 16.5 et 18.5 = maigreur
IMC entre 18.5 et 24.9 = corpulence normale
IMC entre 25 et 29.9 = surcharge pondérale
IMC entre 30 et 34.9 = obésité modéré
IMC entre 35 et 39.9 = obésité sévère
IMC supérieure à 40 = obésité très sévère ou morbide
L’obésité se constitue en mangeant plus d’énergie que nécessaire, c’est à dire plus que ce que l’on en dépense. Le solde calorifique est alors positif.
Les responsables
Bien sur les causes sont individuelles à chaque être, et il est parfois difficile d’en déterminer les causes, plusieurs « responsables » pouvant se cumuler.
On peut tout de même noter :
les apports alimentaires trop riches, notamment en sucre et en graisse (lipide)
les facteurs génétiques, actuellement de nombreuses recherches sont menées pour trouver les gènes responsables.
la sédentarité de plus en plus présente dans notre société (on note par exemple une augmentation de l’obésité depuis l’apparition de la télévision !!)
les facteurs sociaux
les facteurs d’ordre psychologiques notamment les troubles alimentaires
le style de vie tel que les changements de mode alimentaire, le manque de temps, les produits préparés trop riches....
Les risques de l’obésité
Bien entendu, le principal risque est pour la santé. Voici une liste des risques de maladies associées qui peuvent accompagner l’obésité :
le diabète non-insulino dépendant
les problèmes respiratoires
les maladies cardiovasculaires
les maladies du métabolisme (déterminées par des prises de sang)
les maladies de type rhumatologiques
les maladies hormonales
les maladies veineuses
les calculs de la vésicule biliaire
On ne peut pas oublier les risques socio-psychologiques. L’obésité peut en effet être un vrai problème dans les relations sociales et dans la vie de tous les jours. Problèmes liés à l’embauche, discriminations sociales, difficultés à trouver des places au cinéma ou dans les transports ....
Perdre du poids peut être une question de vie ou de mort
Dans les cas d’obésité sévère ou morbide, perdre du poids n’est plus une simple question de mode, c’est une question de vie ou de mort. Toutes les maladies liées à l’obésité augmentent considérablement les risques de mortalité.
Les scientifiques ont constaté que la perte de poids a des résultats spectaculaires et rapides. Disparition des problèmes de diabète, amélioration des problèmes articulaires et du volume du cœur, cependant l’étude menée n’a pas le recul suffisant pour permettre de déterminer si la mortalité a baissé ou non.
Sources de cet article
12e Congrès Européen sur l'Obésité (ECO 2003)/Informations Roche
Communiqué de l’Organisation mondiale de la santé du 3 septembre 2002
Intervention du Pr Michel Pinget, Conférence Novo-Nordisk, novembre 2007.
Hermansen et al. 2006 - Detemir vs. NPH in T2DM:
Etude PREDICTIVE. Diabetic Medicine 2006;23(suppl4)-Poster IDF (P370)
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