Le Scandale de La Mise en Quarantaine des Séropositifs
Par Solange feminastreet le mercredi, juin 3 2009, 09:06 - Lien permanent

C’est un vrai scandale, un scandale encore très silencieux.
De nos jours, de très nombreux pays entravent la liberté de circulation, mais surtout de séjour, des personnes séropositives. C'est une violation grave des droits de l'Homme, sans aucune justification épidémiologique, et dont les conséquences sur les personnes concernées sont souvent dramatiques.
Pour entrer au USA, par exemple, il faut remplir un formulaire de demande de visa temporaire qui comprends deux question sur votre état de santé (physique et mental). Répondre que oui vous êtes malade, vous prive de visa. Il faut donc mentir, ou risquer d'être définitivement fiché comme séropositif.
A côté des Etats-Unis, on peut trouver la Belgique qui refuse les séropositifs non ressortissants de l'Europe, la Chine, l'Arabie saoudite, l'Arménie, la Corée du Sud, l'Iraq, la Moldavie, le Qatar, le Soudan...
Certains pays veulent une déclaration de non-séropositivité, d'autres demandent qu'un test sérologique soit effectué dans le pays d'origine avant le voyage, éventuellement par le laboratoire de leur ambassade, d'autres, comme l'Iraq, prévoient un test à la frontière…
De ce fait, certains séropositifs font le choix, pour minimiser le risque d'être refoulés à la frontière, d'arrêter leurs traitements le temps du voyage et se mettent en grave danger.
Les conséquences d'une séropositivité pour ces pays tiennent en un même mot : l'expulsion.
Pourquoi une telle mise en quarantaine ?
Selon les états en question, c'est pour protéger la santé publique et éviter que la présence de séropositifs ne pèse trop lourdement sur les services sociaux et le système de santé. De nombreux rapports de l'OMS et de l'Onusida ont pourtant démontré le contraire.
L'argument économique s'est développé avec l'arrivée des soins par trithérapies. Les pays considèrent que les séjours de longue durée des séropositifsleur permettront de recourir à leur système de santé. Là aussi, une question se pose : pourquoi laisser séjourner les cancéreux et pas les séropositifs ?
Tout cela montre que dans de nombreux pays, pour de nombreuses personnes les porteur du VIH ou les gens malades du SIDA sont un danger.
Pendant combien de temps les associations contre le Sida, devront-elles faire entendre à la population que côtoyer des séropositifs n’est pas dangereux ? Que les toucher, les embrasser, manger avec eux,, être ami ou collègue ne les contaminera pas ? Pas plus que de voyager avec eux ou les accueillir dans nos pays, ville ou maison.
