Petit rappel, que dit la loi :

Les fabricants ont tous l’obligation d’indiquer les ingrédients qui se trouvent dans leurs produits, du le plus présent au moins présent. Ainsi lorsque l'on voit "graisse végétale" en tête de liste il faut s'alerter sur le caractère gras de l’aliment…

vérifiez bien la composition des plats cuisinés. Et gare aux allégations "A base de…" ou "Saveur…" : une quantité infime de l’aliment vanté suffit à les justifier. De même les gâteaux "au bon gout de chocolat" n'en contiennent parfois pas du tout, ils ont juste gout de chocolat !!

Qu'est ce que les AJR (apport journalier recommandé) :

Les fabricants ont recours à une notion simple : les apports journaliers recommandés (ou AJR) car même si l’étiquette indique les quantités de nutriments, il est difficile d’estimer si celles-ci sont raisonnables ou excessives. Ils permettent, par exemple, d’indiquer qu’un verre de jus de fruit "représente 15 % des AJR en vitamine C". Mais, attention à ces informations car si la véracité de ces indications n’est pas en cause, elle n’informe que partiellement le consommateur. Le fabricant se garde bien en effet d’indiquer, par exemple, que son produit riche en vitamines est également saturé de graisses !

Les produits dit "allégés" :

Quelle sorte d'aliment n’a pas aujourd'hui sa déclinaison "allégée" ? Un fabricant peut apposer la mention "allégé(e)" sur son produit si :

il a supprimé l’alcool
il a modifié un ingrédient (viande ou poisson moins gras, lait écrémé plutôt qu’entier)
il a remplacé les sucres par des édulcorants 
il a diminué les graisses (en ajoutant de l’eau, souvent).

Il suffit qu’une de ces condition soit remplie. Là ou il faut donc se méfier, c'est qu'un chocolat avec moins de sucre, mais plus de graisses, peut s’afficher "allégé" même s’il est plus calorique qu’un chocolat dit "classique"!

Vérifiez toujours, en plus de la liste des ingrédients, la valeur énergétique des aliments "allégés".

Attention au sel :

Manger trop salé est vraiment nocif pour la santé. Les produits agro-alimentaires (plats préparés, soupes...) sont souvent pointés du doigt pour leur trop forte teneur en sel. Il n’y a aucune obligation pour les fabricants à mentionner la teneur en sel de leurs produits (sauf si c’est un argument commercial pour leurs produits). Et ils se contentent souvent d’indiquer la quantité sodium. Or, le sel (ou chlorure de sodium), est composé de 40 % de sodium et 60 % de chlore. Ainsi lorsque l’étiquette d’un produit indique "Sodium 2g", cela signifie que le produit contient 5 g de sel en réalité. nous, adultes, ne devrions pas dépasser environ 4 g de sel par jour. Les enfants devraient en manger 2 fois moins.

La mention "sans sucre ajouté ou sans sucre" :

Quelle différence ? Un produit "sans sucre" comporte moins de 0,5 g de glucides pour 100 g. Un produit "sans sucres ajoutés" ne contient aucun glucide incorporé durant sa préparation… mais les ingrédients de base peuvent contenir des glucides. Exemple : une compote "sans sucres ajoutés" contient les sucres présents dans les fruits (15 % du fruit, en moyenne).

Les dates de conservation des aliments :

Il y a deux types de dates limites :

La date limite de consommation (DLC): c’est la date au-delà de laquelle la consommation du produit présente un danger pour la santé (intoxication alimentaire). Elle apparaît toujours sous la forme "A consommer jusqu’au (jour + mois)". Vous pouvez tout de même manger certains produits après cette date (yaourts, compote, conserves ...).

La date limite d’utilisation optimale : c’est la date au-delà de laquelle les qualités nutritives et gustatives du produit ne sont plus garanties. La consommation de ces produits après la date n'est pas dangereuse pour la santé. Elle apparaît toujours sous la forme "A consommer de préférence avant (jour et/ou mois + année)".

Les additifs alimentaires : Ce sont des substances qui améliorent les caractéristiques des aliments. Il en existe 23 types, colorants, édulcorants, conservateurs, antioxydants, exhausteurs de goût, émulsifiants, acidifiants, etc ... Ce sont les fameux "E…", des dénominations qui ne disent absolument rien de leur nature… ou de leur dangerosité.

Ainsi, les exhausteurs de goût (E621 par exemple) peuvent entrainer des réactions allergiques et ont un effet "stimulateur d’appétit" qui favorise l’obésité.

Pour en savoir plus, consultez le Guide des additifs alimentaires.

Les OGM :

L’utilisation d’organismes génétiquement modifiés (tels que maïs ou soja transgénique) dans un aliment doit être obligatoirement mentionnée. En pratique, c’est beaucoup moins certain : ainsi, les éleveurs peuvent nourrir leurs vaches, cochons, poules… avec des OGM, sans en informer personne. Et l’étiquetage des viandes, œufs ou laits ne mentionnera pas la présence d’OGM dans l'alimentation de la marchandise…

Vous pouvez trouver une liste de produits contenant des OGM (étiquetés ou non !) sur le site www.greenpeace.org